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Covid-19 : l’heure au confinement

Sétanal

Publié

le

L’histoire bascule parfois de façon imprévisible, depuis décembre 2019 le monde est frappé par une crise sanitaire. Une pandémie dessinatrice des nouvelles normes de la géopolitique. Pour le meilleur ou pour le pire, les paramètres actuels du Covid-19 annoncent « une guerre sanitaire » dont chaque nation puissante ou faible devra faire face seul ou en communauté pour lutter contre ce fléau.

Dans son menu de cocktail le Covid19 ne fait pas d’exception a une communauté, a des espaces frontaliers. Ce qui rend le problème plus complexe. Faisant état de plusieurs morts et de cas de contaminations. Nous sommes actuellement à l’heure du confinement. Un contexte historique qui fait peur et bouleverse la vie des Nations. Sommes-nous face à un acteur transfrontalier ? La réponse est peut être Oui. Aujourd’hui le Covid19 échappe au contrôle et à l’action des Etats. Il s’est imposé comme acteur contredisant ainsi les préceptes des Etats, les principes de mondialisations et la libre circulation. Un virus qui dépasse ou qui contourne la diplomatie étatique des continents.


Chaque Etat encaisse les chocs au plan économique, politique, social, environnemental.

Des territoires barricadés, des relations étatiques gelées, des marchés fermés, et enfin une population confinée, etc. Chaque Nation se soucis de la propagation du Virus et de la protection de ses sujets en prenant des mesures drastiques pour endiguer la propagation exponentielle du virus. Le monde est en état d’urgence. Nous sommes dans des jours où il faut se résigner à définir un nouveau style de vie et à l’adapté entre les quatre murs. Chaque Etat est-il conscient de cet état de fait ? Oui mais après que la maladie touche une partie de sa population. Pourquoi ? On ne sait pas. En tout cas la propagation du virus donne actuellement des sueurs froides aux Etats.


Au Sénégal le virus se trouve dans sa phase 1 nous disent les experts.


Comme tous les pays touchés des mesures drastiques ont été prises pour éviter le pire par le gouvernement et certains guides religieux. Des écoles et universités fermées, des manifestations et regroupement interdits, des frontières fermées, des événements religieux reportés ou annulés des sensibilisations et préventions dans tout le territoire etc. L’heure est au confinement, mais la population est-elle prête à respecter ce crédo « rester chez vous », Une conception mondialisée dictée par la situation actuelle. Une population culturellement affiliée au brassage ou au contact. Et pire encore qui doute de cette maladie. Malgré ce scepticisme, chaque jour le nombre de cas augmente au Sénégal et inquiète davantage une partie de conscientise cette population. Devons-nous attendre le pire pour que la population prenne au sérieux le covid19 qui en Europe se propage à grande vitesse.

Mais la communication est-elle adaptée à la dimension du danger pour capter le regard des populations au danger de ce virus ? d’autres me diront oui d’autres non, En tout cas il est là dans notre espace pour imposer une réflexion nouvelle a toute une communauté. Un changement de paradigme préventif s’impose à la population, un confinement social et religieux surtout qui pourrait aller au-delà du délai préinscrit par l’Etat. Car il est du devoir de chaque Etat de garantir la sécurité de sa population surtout quand la menace est universelle. Une lutte internationale, nationale et communautaire pour stopper le covid19.
Chaque fait et geste inapproprié peut nuire à la société ; sauver des vies n’a jamais été aussi simple alors « rester chez vous ».

Ecrit par

Basile Marie Doume Faye

Etudiant en science politique Spécialisé en Relation Internationale
à Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal)

Envoyé le 19 mars 2020

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