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Jeûne Jeûne

Tribune des abonnés

Jeûne et Immunité

Pape Moussa Ndiaye

Publié

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Dans toutes les cultures du monde, le jeûne a toujours été perçu comme un moyen de purifier le corps et l’esprit. Pour les Grecs anciens, jeûner était jugé comme essentiel pour mieux percevoir la vérité, tandis que pour les adeptes des religions juive, chrétienne, musulmane ou encore dans le bouddhisme, le jeûne sert à se rapprocher de Dieu ou à obéir à ses commandements.

Le jeûne peut être proposé avec différents objectifs, parfois associés : à visée détoxinante et revitalisante, à visée de développement personnel, à visée préventive ou encore à visée revendicative (grève de la faim) …


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Le terme jeûne englobe plusieurs types de pratique :

jeûne complet (seule l’eau est permise), jeûne partiel (apport calorique très modeste, autour de 300 kcal/jour et la diète repose en général sur des jus de fruits ou de légumes, sans apport calorique solide), le jeûne continu (durée variable de 1 à > 40 jours) et le jeûne intermittent (rythme du jeûne variable environ 16 heures). La plupart des gens recourent à des vitamines et des médicaments synthétiques (ignorant de meilleures alternatives naturelles) pour faire face à une maladie et améliorer l’immunité, mais le cycle de la maladie semble toujours se poursuivre.

Pour les personnes atteintes d’un système immunitaire compromis, il existe de nombreuses options naturelles, qui se révèlent être gratuites. Le système immunitaire chez l’homme est d’une complexité et d’une perfection qui forcent l’admiration. Il comprend des barrières physiques, une immunité acquise et une immunité adaptative qui sont autant de remparts de protection. Mais la sénescence cellulaire induite par l’âge, mais également par une mauvaise hygiène de vie ralentit l’action et donc l’efficacité de nos cellules immunitaires.


Jeûner induit des modifications métaboliques qui pourraient être utilisées à bon escient dans diverses situations pathologiques. L’acte de jeûne pour seulement trois jours sont suffisants pour permettre à la moelle osseuse de générer des quantités importantes de globules blancs indispensables à l’efficacité de la lutte du système immunitaire contre les agents infectieux ; à l’image du SRAS-Cov-2 responsable de la pneumonie virale du Coronavirus Covid-19. À l’issue d’un jeûne, nous pouvons parler d’un réel rajeunissement de la lignée des cellules immunitaires. Enfin, le phénomène d’autophagie, accru pendant la pratique d’un jeûne, permet la réparation des cellules.
Le corps se débarrasse des parties du système immunitaire abîmées ou âgées et inefficaces pendant le jeûne.

Jeûne

Les personnes souffrant de systèmes immunitaires endommagés, y compris des patients de chimiothérapie ou le vieillissement ; les cycles de jeûne peuvent permettre de créer, littéralement, un nouveau « système immunitaire ». C’est dans ce sillage que l’OMS déconseille le jeûne aux personnes atteintes de diabète de type 1 ; par contre elle ne le fait pas pour celles souffrant de diabète de type 2 et d’hypertension sous contrôle nutritionnel ou médicamenteux ; en leur préconisant tout de même de demander l’avis de leur médecin traitant ou diététicien pour une orientation personnalisée.

Avantages du jeûne

Dans les cellules normales, le jeûne provoque une diminution spectaculaire de l’activité cellulaire. Dans les cellules cancéreuses (en particulier les cellules cancéreuses du sein), cependant, il provoque la croissance de nouvelles protéines pour encourager la tumeur à se développer et à se diviser. Cependant, ce mécanisme de survie condamne les cellules cancéreuses, qui créent des molécules radicales indésirables dommageables qui décomposent l’ADN de la cellule cancéreuse, l’éliminant efficacement. Ce fait augmente le taux de survie des patients en ralentissant la croissance et la propagation des tumeurs.

Le jeûne régulier pouvait aider à protéger le cerveau contre les maladies dégénératives. Tout ce qu’il faut, c’est jeûner (manger moins de 500 calories par jour) pendant 1 à 2 jours par semaine pour protéger votre cerveau contre la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et d’autres maladies dégénératives. Le jeûne déclenche également une augmentation significative du facteur de croissance de l’endothélium (VEGF), qui aide à former des vaisseaux sanguins et à activer les monocytes.

Ces cellules stimulent les cellules adipeuses pour brûler les cellules adipeuses, les graisses stockées ou les lipides en générant de la chaleur. Ces mécanismes réduisent également votre pression artérielle et la fréquence cardiaque au repos Ce jeûne augmente les niveaux de certaines protéines, ce qui peut améliorer la résistance à l’insuline et contrecarrer les effets néfastes d’un régime alimentaire déséquilibré réduisant votre risque de diabète.

Le jeûne intermittent pourrait également améliorer les performances physiques.

Le jeûne intermittent pourrait également améliorer les performances physiques.

Le fait de jeûner 16 heures par jour a aussi permis à de jeunes hommes de perdre de la graisse tout en maintenant leur masse musculaire. Il améliore la clarté mentale, augmente la sérotonine et l’humeur psychique. Il permet la réduction de l’inflammation, des migraines, des rhumatismes, de l’asthme et maladies articulaires.

Si le jeûne intermittent permet de perdre du poids et d’améliorer son état de santé, il ne doit pas être pratiqué par tout le monde. Ainsi, les personnes présentant des problèmes hormonaux, les femmes enceintes et allaitantes, les diabétiques, les personnes ayant des troubles du comportement alimentaire et celles dont l’indice de masse corporelle (IMC) est inférieur à 18,5 ne devraient pas y avoir recours.

Le jeûne fait de plus en plus d’adeptes, et notamment celui qui consiste à alterner sur de courtes périodes une alimentation normale et une alimentation restreinte voire une absence d’alimentation. C’est pourquoi le jeûne intermittent peut être un élément clé d’un mode de vie sain grâce à ses effets bénéfiques.

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