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Tribune des abonnés

La Terre tourne autour du Covid-19

Sétanal

Publié

le

Journée Internationale de la Terre 2020

“Nous sommes tous cloitrés chez nous, quand la nature reprend ses droits”.
Le Constat est unanime, partout dans le monde, l’air devient plus respirable, le tintamarre matinal des klaxons a laissé sa place aux chants des oiseaux.


La Terre respire, on raconte même qu’elle a arrête de dévier, que les animaux se promènent en toute liberté: Des lions qui dorment en toute quiétude sur les routes des immenses parcs nationaux d’Afrique du Sud, des cygnes sur les cours d’eau désert de la mythique Venise, des kangourous dans les villes d’Australie, des Chacals à Tel Aviv, des ours qui toquent aux portes dans le grand Nord, des dauphins qui apparaissent dans des eaux jadis jamais fréquentées , mais devenues leur terrain privilégié tant elles sont devenus limpides et agréables de tranquillité .

L’actualité est remplie de faits pour le moins étranges, de commentaires interloqués d’humains qui avaient, semblerait-il, oublié qu’ils ne vivaient pas seuls sur cette terre…

Une force invisible, sombre par son bilan morbide, a bouleversé l’humanité. Et aujourd’hui, en ce 22 Avril, 50éme journée mondiale de la Terre, le constat est amer… Il a fallu une force meurtrière et invisible pour arrêter les voitures, les industries, les trafics inhumains d’animaux de tout genre…

Il a fallu d’une force meurtrière, invisible et incernable pour enfin que nous, humains, prêtions attention à la nature et à l’ignominie de nos actes. Et c’est dans le summum de l’ironie que les humains s’émerveillent devant le ciel bleu de New- Dehli, qui désertait de ses humains, enfin, respires !

Devant cette ironie, l’on se rend compte que l’air respirable, le ciel bleu, les animaux bienheureux sont aujourd’hui classés de l’ordre du ‘’phénomène exceptionnel”. Que le respect forcé de ces normes de restriction, de confinement a révélé l’absurdité de notre égoïste existence…Celle d’un être nombriliste, qui au soir de sa décadence, se rend compte faussement étonné que ce qui l’entoure vit, respire, souffre de ses gestes, de ses actions …

Que les animaux, les arbres, le ciel, les océans ne sont pas des objets d’un décor servant à célébrer sa toute ‘’puissance ‘’ mais bien des êtres vivants à part entière,
épargner par les forces invisibles de la nature, car vouant inconsciemment ou non, un grand respect à cette dernière!

2020 était considéré comme une charnière dans l’atteinte des objectifs du développement durable notamment ceux concernant la lutte contre le changement climatique.

Les courbes de pollution tombent sous la contrainte des restrictions, mais la réelle question à se poser, aujourd’hui, en pleine journée mondiale de l’environnement c’est : “Que se passera t-il ?’’

Que se passera t-il quand on aura ouvert les cages pardon… les portes des maisons, Que se passera t-il quand bien heureux nous serons libérés de ce tortionnaire invisible et meurtrier, que se passera t-il quand nous verrons le bout du tunnel ? Allons-nous continuer d’ignorer le nécessaire équilibre ? Allons-nous revenir au dysfonctionnement total ? Où allons-nous enfin reconnaître la toute puissance de la nature et le respect que nous lui devons ?

Quand le monde sera prêt à vous accueillir, très chers humains, serez-vous cette fois-ci à la hauteur ?


Ecrit par

Ndéye Marie Aida NDIEGUENE

Ceo “EcobuildersMs’’ & “Nawari”
Ecrivaine
Climate Activist